Je lis : Ebène (Ryszard Kapuscinski)
Je mange : du riz sauvage, des pois chiches
Je bois : l'eau de la bassine
Je cite : L’avenir est une infinie sucession de présents... (H Zinn)
Je pense : "Anne ma soeur Anne, ne vois tu rien venir à l'horizon?"
Je rêve : d'horizons
(mis à jour samedi 31 juillet 2010 à 18:21)

31/07/2010

31/07/10 - 23:12

Chômeurs parce-que nous le valons bien!


Le chôm'dû et les emplois précaires aux mains des marchands:

Le 12 juillet, les sénateurs ont adopté définitivement une mesure mettant en place la libéralisation totale du placement des demandeurs d’emploi.
L'accompagnement et le placement des chômeurs devient donc officiellement une activité lucrative.

merci Bwana!

30/07/2010

30/07/10 - 20:50

Allez la Hongrie!

"Le parlement hongrois a voté <hier> jeudi (22 07) une taxe sur les banques, les compagnies d’assurance et autres établissements financiers, s’élevant à 0,45% de leur bilan – leurs actifs et passifs étant additionnés. La taxe représentera environ un tiers du bénéfice des banques et la moitié de celui des compagnies d’assurance. La mesure a été adoptée à une très large majorité : 301 voix pour, 12 contre et une abstention. Il s’agit d’une taxe d’exception qui sera d’application pour trois ans. Elle devrait rapporter 200 milliards de forints, soit environ 700 millions d’euros. (...) "

[www]

DSK et le FMI l'ont dans le cul!
Avec la Finlande cela fait donc deux pays d'Europe qui refusent (plus ou moins) de payer les bénéfices obscènes des banques et actionnaires et taillent la route.

Affaire à suivre..

30/07/10 - 17:47

Se hisser (hors de l') eau



A voir l'affiche on s'attend un peu à quelque chose de très esthétique autour de photographies de ces marins d'extrême-Orient vêtus seulement du pagne tissé.
L'expo, cependant d'une très grande richesse, plonge rapidement le visiteur ébahi dans l'univers d'un pays presque entièrement aquatique dont les habitants doivent leur survie à la maîtrise de la navigation à voile.
On s'extasie devant une quantité fabuleuse de maquettes, de films, de sons, de photos retraçant l'histoire de ces embarcations fabuleuses et diversifiées (habitation, transport de grain, transport de jute,..) dont certaines n'ont pas changé depuis la nuit des temps.

J'aurai pu intituler ce post "l'Arche de Noé" tant certains des bateaux présentés ont des allures de l'arche mythique tel qu'elle est souvent représentée, mais aussi parce que la flottille innombrable allant et venant sur le réseau labyrinthique et mouvant du delta du Gange est le gage de salut de tout un peuple.

Le Bangladesh, c'est aussi un territoire mis en péril par la montée des eaux, les cyclones, la pollution (l'eau est bourrée d'arsenic), le désintérêt économique pour les matières premières qu'il produit, l'oubli. C'est aux pires moments climatiques, des familles (et quelques chèvre ou chien qu'elles ont pu sauver dans leur fuite) agrippés à un toit de tolle ondulée et criant à l'aide au milieu d'un désert de boues délétères en furie.
Le parcours de l' expo se charge aussi de le rappeler.

Au final on en ressort pas exactement indemne.

30/07/10 - 15:27

Balade en pays bigouden








Pourquoi désirer ardemment si l’objet de nos désirs est inaccessible ?
Tristan et Yseult.

18/07/2010

18/07/10 - 20:28

Balade au gré du vent (suite): arrêt dopage



Balade à vélo donc.
Ici pause à la terrasse d'un bar tenu pas des belges. Un jeune serveur super coin-coin (comme on disait dans les années 80) looké Cadinot s'adresse à moi avec cet accent charmant des arrondissements "bcbg" de Bruxelles. Je l'aurai dévoré là sur le marbre du guéridon. S'en est-il aperçu? Il m'apporte en sus de la Leffe (pression) une soucoupe de cacahouètes, le tout pour 4 euros cinquante.

On raconte qu'autrefois les coureurs du Tour de France carburaient au gros rouge. Je ne sais pas pour le vin. La bière des moines en tous cas me reste un peu dans les jambes, rendant l' étape suivante quelque peu laborieuse.

18/07/10 - 19:39

Balade au gré du vent



18/07/10 - 19:35

Balade au gré du vent



A une quinzaine de km de Montcuq.

17/07/2010

17/07/10 - 17:01

Lu sur Agoravox


Françaises, français, je vous hais. Compris !

On a compris, on a compris, tu peux arrêter ton cinoche et couper le ventilo. C’est pas la peine de gesticuler plus longtemps pour faire croire que tu donnes de la peine. Ton manège fait juste du vent et de toutes façons, on est vacciné contre le rhume d’été grâce à ta copine pharmacienne. Laisse tomber, on est pas italien, c’est pas la peine de nous détourner le regard par ton moulin manuel, et on reconnaît tes balbutiements infantiles qui nous rappelle la maternelle. Arrête de ramer, t’attaque la falaise comme on dit en pays de Caux. On est renseigné sur ta faculté de dresseur de serpents, mais avec nous ça marche pas, on est français et souviens t’en, avant qu’on te le rappelle brutalement.

On s’en tape de tes salades, ta vinaigrette elle a tourné et apparemment y a plus d’huile, on est pas des limaces en manque de chlorophylle. Allez reprends tes billes et pars à Hollywood, ils adorent ça ton cinéma, espèce de Bobin Wood. On est pas mécano mais ça se voit que ta courroye est détendue, qu’elle rame comme une affaire de trop à relayer, qu’elle s’effiloche et va lâcher. Et pour la remplacer, les collants de mademoiselle n’y suffiront même pas, d’autant qu’on a tous vu qu’elle n’en porte pas. Il faut te séparer d’un organe et t’alléger, ça te soulagera d’un poids et tout le pays avec. T’as trop de casseroles à ton pare choc et ta guimbarde elle est en toc. Regarde bien à ton poignet si y a pas écrit Solex, voire même Silex pendant qu’on y est. On t’aurait refilé une copie, tu t’es fait emboiter, et ce genre de connerie, c’est pas à nous de les payer.

T’as pas à t’en prendre à nous tous, on a pas fait de belles promesses. Bien sûr que t’es passé au feu vert, mais maintenant c’est plutôt stop. T’as calé, c’est raté, ton coach a dérapé, t’as plus de corde à ton arc, ni de flèche à tirer. On peut te pousser pour redémarrer, vu que t’es justement en descente. T’as plus qu’à mettre la seconde, attendre et embrayer, au bout de la jetée tu lèves le pieds et dès que ça tourne, tu prends à droite jusqu’à la première frontière. Là bas, tu demandes Bakchich, tu verras c’est un bon laisser passer mais après, ne te retourne pas, et t’inquiète pas, bien vite on t’oubliera.

On comprend, on comprend, t’aurais voulu être dentiste, orfèvre ou bien horloger, alors qu’en fait, t’es qu’un plombier nettoyeur à haute pression, un dégommeur, un fanfaron. Ta place est au cirque, derrière les comiques. Ton numéro de baltringue fait sensation chez les patrons, les m’as tu vu et les doux dingues, mais plus recette dans les maisons. T’as juste fourché de la languette, « je vous ai compris » a dit le grand Charles. T’as confondu avec un autre, un moustachu mauvais apôtre, qui a jeté l’humanité dans l’anti fraternité. Si t’as mal vécu ton enfance, on n’y est pour rien, on sait ce que c’est. On est tous né dans la paille, la nuit d’un soir de ripaille, on descend tous de paysans, courageux honnêtes et vaillants.

Bon, on va être condescendant, oui, comme toi, mais en un mot. Arrête de nous mener en bateau. Prend ta Joconde et ton radeau, ton appel et ton sceau, et si tu trouves une crique, on t’offre une manivelle, en cadeau. Allez remballe ton scénario, t’es pas Bebel, t’es pas Mondo, tu sera jamais l’homme de Rio, tu sera jamais qu’un rigolo, un Pinocchio, un Fantasio. En tous cas t’as mauvais tableau, pour te dire, je crois que t’as zéro, t’as tout faux.

Je t’attaque pas sur la personne parce que je crois que t’es personne, on voit les ficelles dans ton dos, on sait pour qui tu fais ce boulot. Tu vois j’ai pas un mot vulgaire, pas un juron, rien de vexant. Juste un très sérieux sentiment que tu nous hais, que tu nous ment. Si t’avais pas autour de toi, tout un cordon de partisans, sept mille soldats et hommes du rang, tu ferais même pas cinquante pas.

Maintenant si tu veux être un héros, n’hésite pas à nous tourner le dos pour t’adresser à ceux d’en haut. Fais leur montrer tes biscotos, fais leur cafouiller leur complot, à tous ces frustes de collabos, ces maîtres du monde hors troupeau, et sinon, rembobine, hé ! Rambo.

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17/07/10 - 12:33

A La Nouvelle-Orléans, après trois mois de marée noire

vendredi 16 juillet 2010, par Emanuele Bompan
les blogs du diplo: [www]


La marée noire a disparu. « Elle va revenir, elle attend là, à l’horizon » nous dit Tom, un fonctionnaire du service de la Louisiane pour la pêche et la nature. La plage de Grande Ile, au sud de l’Etat, a été le premier paradis naturel touché par la marée noire à la suite de l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, le 20 avril 2010, dans le Golfe du Mexique au large de La Nouvelle-Orléans. A la mi-juillet 2010, la plage n’était visiblement pas souillée : mais ce n’est qu’un sursis…

Les nouvelles des opérations de réparation sont pourtant bonnes : le dôme de confinement posé le 15 juillet par 1 500 mètres de fond a permis, selon BP, de colmater la fuite qui, depuis trois mois, a répandu des dizaines de millions de litres de pétrole brut dans le Golfe. « On est dans la bonne direction », avance un technicien de BP, sur l’héliport d’où il doit décoller vers la zone des opérations. Sans pour autant crier victoire, les responsables de la compagnie considèrent que l’opération « Top Hat 10 » a permis de stopper la quasi-totalité du flux de pétrole vers la surface.

Mais, à l’instar d’un cancer qui commence à se développer, les effets de la catastrophe ne se voient pas immédiatement. « La situation économique est potentiellement dévastatrice, explique Chad Lauga, responsable du syndicat Ibew pour la Louisiane. Des milliers d’emplois vont disparaître dans les secteurs de la pêche et du pétrole. A l’heure actuelle, les pêcheurs au chômage sont embauchés par BP comme sous-traitants pour le nettoyage, mais ce travail, en plus d’être dangereux, est temporaire et précaire : car il n’y aura pas toujours du boulot pour nettoyer la côte. » La zone la plus poissonneuse des Etats-Unis, mais aussi les crabes et les huîtres risquent fort de n’être plus qu’un souvenir. Diluées dans la mer par le déversement de millions de litres de dispersants chimiques toxiques, les cellules cancéreuses de pétrole brut s’accumuleront dans une zone déjà affectée depuis longtemps par l’industrie pétrolière et chimique.

La seule marée noire visible aujourd’hui au long des côtes de Louisiane, c’est la foule des résidents assis devant leurs embarcations, faisant la queue devant les bureaux d’information de BP pour déposer une demande de dédommagement, tourmentés par une terrible sensation d’impuissance. « C’est pire que Katrina, commente Whitey, un Indien de la tribu locale Houma. Cette fois, nous n’aurons même pas la possibilité de nous relever. » Le Golfe n’est pas abandonné à lui-même, tant s’en faut, mais les opérations de sauvetage sont loin d’être à la hauteur de l’importance du désastre. Il se pourrait qu’il soit déjà trop tard pour le Golfe du Mexique et les habitants de la côte, qui portent aujourd’hui tous les symptômes d’un malade en phase terminale.


A lire, dans Le Monde diplomatique de juillet 2010, l’enquête de Khadija Sharife : « Comment BP se joue de la loi ».

17/07/10 - 11:55

pensée du jour

La meilleure forteresse des tyrans c’est l’inertie des peuples . (Machiavel)

16/07/2010

16/07/10 - 21:40

les pêcheurs de sable




16/07/10 - 20:44

la route qui poudroie



Quartier Les Pylônes, Cotonou.
De nuit la ligne à haute tension sursaturée crépite et crache des étincelles !

15/07/2010

15/07/10 - 22:50

Porto-Novo: mosquée



15/07/10 - 20:27

pêche




Il me faudra encore du temps avant d' arriver à relater sur ce blog la raison péremptoire d'un (dernier?) voyage onirique (qui du reste m'a foutu sur la paille pour de longs mois) .

Depuis, j'ai tout de même cessé de répondre au chant des sirènes du net.

15/07/10 - 20:16

Eldorado



Plage "El Dorado",Cotonou, janvier 2010